'Urwa raconta ,
qu'ayant interrogé 'A'isha ( qu'Allâh l'agrée ) sur ce qu'elle pensait de ces mots du Coran : { Et quand les envoyés désespéraient de s'estimer à ce point démentis (kudhdhibû) } 683 - ou qu'on leur avait menti (kudhibû) . - Pas du tout , répondit-elle , c'est leur peuple qui les avait démentis . - Mais alors , repris-je , puisque , par Dieu , ils étaient certains que leur peuple les avait démentis , sur quoi se portait leur supposition ? - Mon cher 'Urwa , répliqua-t-elle , ils étaient bien certains du sentiment de leur peuple . - Peut-être , ajoutai-je , faut-il lire : qu'on leur avait menti . - A Dieu ne plaise ! dit-elle , jamais les prophètes n'ont pu émettre une telle supposition à l'égard de leur Seigneur . Dans ce verset , (ceux qui faisaient la supposition) c'étaient les disciples des prophètes qui , après avoir cru à leur Seigneur et avoir ajouté foi aux prophètes , trouvaient que leurs épreuves duraient longtemps et que le secours tardait à venir . Alors les prophètes désespérèrent de ceux de leur peuple qui les traitaient d'imposteurs et ils supposèrent que leurs disciples les traiteraient aussi d'imposteurs , quand Dieu est enfin venu à leur secours . » Abû 'Abd Allãh (al-Bukhâri) explique le sens de istay'asa et dit que le verbe primitif , précédé d'une négation , a le sens d' « espérer » 684 .