CHAPITRE 15 - Des stipulations en matière de combat sur la voie de Dieu ; des traites avec l'ennemi . De la mise par écrit des stipulations et des conventions verbales .

Hadith Numero 2731

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Al-Miswar Ibn Makhrama et Marwân ,

chacun d'eux confirmant le récit de l'autre , rapportent que l'Envoyé de Dieu (ﷺ) sortit de Médine à l'époque d'al-Hudaybiya . Pendant qu'ils étaient en cours de route , le Prophète (ﷺ) dit : « Khâlid Ibn al-Walid est à al-Ghamim , à la tête d'une avant-garde de cavaliers des Quraysh . Prenez donc à droite . » Par Dieu ! Khalid ne savait rien de la présence des musulmans , quand tout à coup il aperçut la poussière que soulevaient les troupes musulmanes . Aussitôt il prit le galop pour aller prévenir les Quraysh du danger . Le Prophète (ﷺ) continua sa marche quand , arrivée au col d'où l'on pouvait fondre sur l'ennemi , la chamelle qu'il montait s'agenouilla . La chamelle ne bougeant pas malgré les cris des fidèles , ceux-ci s'écrièrent : « Al-Qaswa' est devenue rétive , al-Qaswa est devenue rétive ! - Non , répondit le Prophète (ﷺ) , al-Qaswa n'est pas devenue rétive , et si elle reste ainsi ce n'est pas par tempérament , mais parce qu'elle est immobilisée par Celui qui a immobilisé l'Éléphant . » Puis il ajouta : « Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains , ils (les Quraysh) ne me demanderont jamais une chose qui soit de nature à satisfaire les normes expresses de Dieu , sans que je ne la leur accorde . » Puis il excita sa chamelle qui se releva . « Le Prophète (ﷺ) s'éloigna des Mecquois et alla camper à l'extrémité la plus éloignée d'al-Hudaybiya auprès d'une mare contenant très peu d'eau , que les fidèles , bien qu'ils se rationnassent , ne tardèrent pas à épuiser . On alla se plaindre du manque d'eau au Prophète (ﷺ) qui retira une flèche de son carquois et leur ordonna de mettre cette flèche dans la mare . Par Dieu ! la mare ne cessa de leur fournir en abondance de quoi boire jusqu'au moment où ils s'éloignèrent . « Pendant qu'ils étaient ainsi arriva , à la tête d'une troupe de Khuzâ'a , Budayl Ibn Warqã' al-Khuzâ'î . Ces gens étaient les plus fidèles informateurs de l'Envoyé de Dieu (ﷺ) parmi les gens de Tihâma . - J'ai , dit Budayl , laissé Ka'b Ibn Lu'ayy et 'Amir Ibn Lu'ayy campés près des sources d'eau vive d'al-Hudaybiya ; ils ont avec eux leurs femmes et leurs enfants . Ils vont te combattre et t'empêcher d'arriver à la maison de la Ka'ba . - Nous ne sommes pas venus , répondit l'Envoyé de Dieu , pour combattre qui que ce soit , mais seulement pour faire le pèlerinage . Les Quraysh ont été éprouvés par la guerre qui leur a causé de graves préjudices . S'ils le veulent , je leur propose une trêve pendant laquelle ils me laisseront le champ libre contre les autres tribus . Si je suis vainqueur entrer dans l'islam comme les autres , ils n'auront qu'à le faire . Si je suis vaincu , ils auront eu du répit (pour se refaire) . S'ils refusent (la trêve) , alors j'en jure par Celui qui tient mon âme entre Ses mains , je les combattrai pour la cause que je soutiens jusqu'à ce que ma tête soit séparée de mon corps . Certes Dieu accomplira ses desseins . « Budayl répondit qu'il allait transmettre ces paroles ; puis il partit et , revenu auprès des Quraysh , il leur dit : Je viens vous trouver de la part de cet homme qui nous a fait entendre des paroles que je vous répéterai si vous le désirez . - Non , répondirent les exaltés d'entre les Quraysh , nous n'avons nul besoin que tu nous racontes quelque chose de tout cela . Les gens sensés , au contraire , demandèrent à Budayl de répéter ce qu'il avait entendu . Celui-ci dit qu'il avait entendu telle et telle chose , et il leur répéta les propos tenus par le Prophète (ﷺ) . « 'Urwa Ibn Mas'ûd se leva alors et dit : Ô mes concitoyens , n'êtes- vous pas comme un un père Suivant une variante , 'Urwa aurait dit la première fois : « n'êtes-vous pas (pour moi) un enfant ? » ; et la seconde fois : « Ne suis-je pas (pour vous) comme un père ? » Il voulait indiquer par là les liens qui l'unissaient à la tribu dont sa mère était originaire et prouver son absolu dévouement . père un père Suivant une variante , 'Urwa aurait dit la première fois : « n'êtes-vous pas (pour moi) un enfant ? » ; et la seconde fois : « Ne suis-je pas (pour vous) comme un père ? » Il voulait indiquer par là les liens qui l'unissaient à la tribu dont sa mère était originaire et prouver son absolu dévouement . ? - Certes oui , répondirent-ils . - Ne suis-je pas comme un enfant ? - Certes oui . - Vous suis-je suspect ? - Non . - Ne savez-vous pas que j'ai cherché à grouper autour de vous les gens de 'Ukadh et , quand ils ont refusé , je suis venu à vous avec mes parents , mes enfants et tous ceux qui m'obéissaient ? - Oui , nous le savons . - Eh bien ! Cet homme vous propose une chose juste ; acceptez-la et laissez- moi aller le trouver . - Va le trouver . 'Urwa se rendit auprès du Prophète (ﷺ) et s'entretint avec lui . Celui-ci lui répéta à peu près ce qu'il avait déjà dit à Budayl . « Ô Muhammad , répondit alors 'Urwa , veux-tu donc , dis-moi , l'extermination de ton peuple ? As-tu jamais entendu un seul Arabe avant toi demander la ruine de ses concitoyens ? Si la fortune tourne contre toi , par Dieu ! Je vois à coup sûr aussi bien les notables que les gens de toutes les classes de ton peuple fuir et t'abandonner . A ces mots Abû Bakr as-Siddiq s'écria : Va sucer le clitoris d'al-Lât ! Crois-tu que nous allons fuir (Muhammad) et l'abandonner ? - Qui a parlé ? demanda 'Urwa . - Abû Bakr , lui répondit-on . - Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains , reprit 'Urwa , si tu ne m'avais rendu un service dont je n'ai pu m'acquitter envers toi je te répondrais . 'Urwa se mit ensuite à parler avec le Prophète (ﷺ) et , chaque fois qu'il parlait , il prenait la barbe du Prophète (ﷺ) . « Al-Mughira Ibn Shu'ba était debout , dominant la tête du Prophète (ﷺ) . Il tenait à la main son sabre et avait son casque en tête . Chaque fois que 'Urwa portait la main sur la barbe du Prophète (ﷺ) , il lui frappait la main du fourreau de son épée en disant : Eloigne ta main de la barbe de l'Envoyé de Dieu ! 'Urwa leva la tête et dit : Qui est cet individu ? - C'est , lui répondit-on , al-Mughira Ibn Shu'ba . - Ô traître , lui dit 'Urwa , n'ai-je payé pour toi lors de ta trahison ? Avant l'islam , al-Mughira , qui voyageait en compagnie de quelques individus , les avait tués et leur avait pris leurs biens . Depuis , il était allé embrasser l'islam , et le Prophète (ﷺ) lui avait dit : J'accepte ta conversion . Quant à l'argent que tu as pris , je ne l'accepterai point . « 'Urwa , jetant ensuite un regard de ses deux yeux sur les Compagnons du Prophète (ﷺ) , dit : Par Dieu ! L'Envoyé de Dieu (ﷺ) ne peut lancer un crachat sans qu'il ne tombe dans la main d'un de ses Compagnons qui s'en frotte ensuite le visage et la peau . Quand il donne un ordre , tout le monde s'empresse de l'exécuter ; s'il fait ses ablutions , on se bat pour en recueillir l'eau . S'il parle , tous ceux qui sont auprès de lui baissent la voix . Personne ne fixe son regard sur lui , tant est grand le respect qu'il inspire . « 'Urwa retourna auprès de ses concitoyens et leur dit : Ô mes concitoyens , par Dieu ! J'ai été en députation chez des princes ; j'ai été en ambassade auprès des César , des Kosroës et des Négus . Eh bien ! Par Dieu ! Je n'ai vu aucun prince que son entourage honorât autant que les Compagnons de Muhammad honorent Muhammad . Par Dieu ! Il ne peut lancer un crachat sans qu'il ne tombe dans la main d'un de ses Compagnons qui s'en frotte ensuite le visage et la peau . Quand il donne un ordre , tout le monde s'empresse de l'exécuter . S'il fait ses ablutions , on se bat pour en recueillir l'eau . S'il parle , tous ceux qui sont auprès de lui baissent la voix . Personne ne fixe son regard sur lui , tant est grand le respect qu'il inspire . Il vous offre une chose juste , acceptez-la . « Un homme des Banû Kinâna dit alors : Laissez-moi aller le trouver . - Vas , lui répondit-on . Au moment où cet homme fut en vue du Prophète (ﷺ) et de ses Compagnons , l'Envoyé de Dieu (ﷺ) dit : C'est un tel , et il appartient à une tribu qui honore les victimes (destinées au pèlerinage) ; envoyez-lui en une . On la lui envoya , et les fidèles s'avancèrent en prononçant la talbiya . - Transcendance de Dieu , s'écria cet homme en voyant cela , il ne convient pas d'empêcher ces gens-ci d'aller à la Ka'ba . De retour auprès de ses compagnons , cet homme dit : J'ai vu les victimes enguirlandées et marquées (suivant la coutume) , je ne pense pas qu'on puisse empêcher ces gens-là d'aller à la maison (de la Ka'ba) . « Un autre homme , nommé Mikraz Ibn Hafs , se leva à son tour et dit : Laissez-moi aller le trouver . - Vas , lui répondit-on . Au moment où il arriva en vue du Prophète (ﷺ) , celui-ci s'écria : Voici Mikraz , c'est un traître . Mikraz s'entretint avec le Prophète (ﷺ) , et , pendant qu'il causait avec lui , survint Suhayl Ibn 'Amr . D'après Ikrima , lorsque Suhayl arriva , le Prophète (ﷺ) dit : Les choses maintenant vont s'arranger facilement . « Aussitôt arrivé , Suhayl Ibn Amr dit : Allons , rédige les termes de la convention que nous allons faire entre nous . Le Prophète (ﷺ) manda son secrétaire et lui dit : Écris : Au nom de Dieu , le Tout miséricorde , le Miséricordieux . - Par Dieu ! dit Suhayl , je ne sais pas ce que c'est que ce mot rahmân (Tout miséricorde) ; écris : En ton nom , ô mon Dieu , comme tu écrivais autrefois . - Par Dieu ! s'écrièrent les musulmans , nous ne mettrons pas autre chose que : Au nom de Dieu , le Tout miséricorde , le Miséricordieux . - Écris : En Ton nom , ô mon Dieu , reprit le Prophète (ﷺ) , qui ajouta : Ceci est la convention intervenue entre Muhammad l'Envoyé de Dieu . - Par Dieu ! répliqua Suhayl , si nous savions que tu es l'Envoyé de Dieu , nous ne t'empêcherions pas d'aller à la maison (de la Ka'ba) et nous ne te combattrions pas . Écris : Muhammad , fils de 'Abd Alläh . - Par Dieu ! Certes , je suis l'Envoyé de Dieu , répliqua le Prophète (ﷺ) , bien que vous m'en donniez un démenti ; écris : Muhammad , fils de 'Abd Allâh . » Et cela , dit le rapporteur , il l'accepta , parce qu'il avait dit : Ils ne me demanderont pas une chose qui soit de nature à satisfaire les normes expresses de Dieu , sans que je ne la leur accorde . » « A la condition , ajouta le Prophète (ﷺ) , que vous nous laissiez libres d'aller à la Ka'ba et d'y faire les circumambulations rituelles . - Par Dieu ! reprit Suhayl , il ne faut pas que les Arabes racontent que nous avons cédé à la violence ; ce sera donc pour l'année prochaine . Cela mis par écrit , Suhayl ajouta : Et à la condition qu'aucun homme d'entre nous , fût- il de ta religion , n'ira te rejoindre sans que tu nous le renvoies . - Transcendance de Dieu ! s'écrièrent les musulmans . Comment ? On renverrait un musulman chez les associants ? « Or , pendant qu'ils étaient en train de discuter , arriva Abû Jandal , fils de Suhayl Ibn 'Amr , qui se traînait péniblement dans ses chaînes ; il était parti du bas de la Mecque et était venu se jeter entre les mains des musulmans . - Ô Muhammad , dit Suhayl , celui-ci sera le premier que tu nous renverras , d'après la convention que nous venons de faire . - Nous n'avons pas encore achevé le traité , répondit le Prophète . - Alors , par Dieu ! s'écria Suhayl , je ne veux plus faire dorénavant de convention sur quoi que ce soit . - Accorde-moi personnellement cette faveur , reprit le Prophète . - Je ne puis pas te l'accorder , répliqua Suhayl . - Allons , fais-le , dit le Prophète . - Je ne le ferai pas , répondit Suhayl . Prenant la parole , Mikraz dit : Eh bien ! Nous , nous te l'accordons . « Ô assemblée des musulmans , dit Abû Jandal , je vais donc être renvoyé chez les associants , moi qui suis venu ici musulman . Ne voyez- vous donc pas ce que j'ai enduré ? Il avait , en effet , subi de cruelles tortures à cause de Dieu . 'Umar Ibn al-Khattâb dit ensuite : J'allai trouver le Prophète (ﷺ) et eus avec lui ce colloque : N'es-tu pas vraiment le Prophète de Dieu ? Lui demandai-je . - Certes oui , je le suis , répondit-il . - Ne sommes-nous pas dans la vérité et nos ennemis dans l'erreur ? - Oui . - Pourquoi alors , nous , ferions-nous injure à notre religion ? - Je suis l'Envoyé de Dieu ; je ne lui désobéis pas , car c'est Lui qui me secourt . - Ne nous avais-tu pas annoncé que nous irions à la maison (de la Ka'ba) faire les circumambulations rituelles ? - Certes ; mais t'avais-je annoncé que nous irions cette année ? - Non . - Tu iras sûrement et tu feras les circumambulations rituelles . « Ensuite , poursuivit 'Umar , j'allai trouver Abû Bakr , avec qui j'échangeai les propos suivants : Ô Abû Bakr , cet homme n'est-il pas vraiment le Prophète de Dieu ? - Certes oui . - Ne sommes-nous pas dans la vérité et nos ennemis dans l'erreur ? - Oui . Pourquoi alors ferions-nous injure à notre religion ? - Ô homme , répondit-il , certes il est l'Envoyé de Dieu ; il ne doit pas désobéir au Seigneur qui est son secours . Accroche-toi donc à son étrier , car il est dans la vérité . - Ne nous avait-il pas annoncé que nous irions à la maison (de la Ka'ba) faire les circumambulations rituelles ? - Certes oui , mais t'avait-il annoncé que tu irais cette année ? - Non . - Tu iras sûrement et tu feras les circumambulations rituelles . » D'après le rapporteur , 'Umar ajouta : « Je fis à cette occasion diverses bonnes œuvres . » « Quand la rédaction de la trêve fut achevée , l'Envoyé de Dieu (ﷺ) dit à ses Compagnons : Égorgez maintenant vos victimes et rasez-vous . Par Dieu ! Pas un homme ne se leva , bien qu'il eût répété ces mots trois fois . Alors , voyant que personne ne s'était levé , il entra chez Umm Salama et lui raconta l'accueil que ses gens avaient fait à ses ordres . - Ô Prophète de Dieu , dit Umm Salama , si tu tiens à ce que cela soit fait , sors et n'adresse la parole à personne avant d'avoir égorgé tes victimes et d'avoir mandé ton coiffeur pour te raser les cheveux . Le Prophète (ﷺ) sortit aussitôt ; il n'adressa la parole à personne avant d'avoir fait tout cela , c'est-à-dire d'avoir égorgé ses victimes et appelé son coiffeur qui lui rasa la tête . Quand les fidèles eurent vu cela , ils se levèrent , égorgèrent leurs victimes et se mirent à se raser les uns les autres avec tant de tristesse qu'ils faillirent se blesser mortellement . « Ensuite des femmes croyantes vinrent le trouver . Dieu , à cette occasion , révéla ce verset : { Vous qui croyez , si des croyantes vous arrivent en exode . . . } sourate 60 , verset 10 , dans lequel il blâme le mariage avec les femmes associantes . 'Umar répudia alors deux femmes qu'il avait épousées alors qu'elles étaient associantes . L'une de ces femmes épousa Mu'âwiya Ibn Abi Sufyân , l'autre Safwân Ibn Umayya . « Le Prophète (ﷺ) rentra ensuite à Médine . Abû Basir , un homme des Thaqif , qui était musulman , vint l'y rejoindre . On avait dépêché deux hommes à sa poursuite . Ces hommes ayant invoqué le pacte conclu avec le Prophète (ﷺ) , celui-ci leur remit Abû Basir . Ils l'emmenèrent et , arrivés à Dhû al-Hulayfa , ils s'arrêtèrent pour manger des dattes qu'ils avaient . S'adressant à l'un des deux hommes , Abu Basir lui dit : Ô un tel , par Dieu ! Je vois que tu as un sabre excellent . L'autre tira le sabre du fourreau et dit : Certes oui , par Dieu ! C'est un sabre excellent et j'en ai fait l'épreuve à plusieurs reprises . - Montre-le-moi , que je l'examine , répliqua Abû Basir . Saisissant l'arme , Abû Basir frappa l'homme et le tua . L'autre homme prit alors la fuite , gagna Médine , et entra en courant dans la mosquée . « En l'apercevant , l'Envoyé de Dieu (ﷺ) dit : Voilà un homme qui vient de courir un grand danger . Quand il arriva auprès du Prophète (ﷺ) , l'homme dit : Par Dieu ! il a tué mon compagnon , et moi-même je vais être tué . Abû Basir arriva et dit : Ô Prophète de Dieu , Dieu t'a fait tenir complètement tes engagements puisque tu m'as renvoyé vers eux ; mais Dieu m'a délivré d'eux . Le Prophète (ﷺ) répondit : Malheur à la mère du tisonnier de la guerre s'il a quelqu'un (pour l'aider) . En entendant ces mots , Abû Basir comprit qu'on allait le renvoyer chez les Quraysh ; il sortit et gagna le bord de la mer . « Abû Jandal se sauva également et alla rejoindre Abû Basir . Pas un seul homme des Quraysh , devenu musulman , ne manqua de quitter la Mecque et d'aller retrouver Abû Basir , si bien qu'il se forma ainsi un groupe d'une certaine importance . Par Dieu ! Ils n'entendaient jamais parler du départ d'une caravane des Quraysh pour la Syrie sans lui barrer le passage , lui tuer des hommes et s'emparer de ses biens . Les Quraysh députèrent quelqu'un au Prophète (ﷺ) afin de lui demander , au nom de Dieu et de la parenté qu'ils avaient avec lui , de faire cesser ces hostilités , et alors les musulmans qui viendraient le trouver n'auraient plus à craindre d'être renvoyés . Le Prophète (ﷺ) manda à Abû Basir (de cesser les hostilités) et Dieu révéla ces versets : { C'est Lui qui contint sur vous leurs mains et sur eux les vôtres au bas de la Mecque , après qu'Il vous eut donné sur eux l'avantage . . . } sourate 48 , verset 24 . Plus loin , le Coran parle de la virulence des mécréants , sourate 48 , [verset 26](2) ; or cette virulence s'était manifestée en ne reconnaissant pas Muhammad comme le Prophète de Dieu , en n'acceptant pas la formule : Au nom de Dieu , le Tout Miséricorde , le Miséricordieux , et en empêchant les fidèles d'arriver à la Maison (de la Ka'ba) . Abû 'Abd Allâh (al-Bukhâri) explique la valeur exacte et étymologique des mots ma'arra , tazayallú et himâya qui se trouvent dans les versets 25 et 26 de la sourate 48 .

Hadith Numero 2733

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'Urwa ajoute que 'Â'isha ( qu'Allâh l'agrée )

lui a raconté que l'Envoyé de Dieu (ﷺ) éprouvait la foi des croyantes (réfugiées) . « Après que Dieu , continua- t-il , eut révélé qu'on devait restituer aux associants ce qu'ils avaient payé payé Il s'agit du remboursement des dots qui leur avaient été constituées par les maris qu'elles abandonnaient . pour celles de leurs femmes qui avaient fui (à Médine) et qu'il eut été décidé que les musulmans ne devaient point garder comme femmes légitimes des associantes , nous apprimes que 'Umar avait répudié deux femmes : Qurayba Bint Abí Umayya et la fille de Jarwal al-KhuzâT . Qurayba épousa ensuite Mu'awiya et l'autre épousa Abû Jahm . Puis , comme les mécréants refusaient de reconnaître qu'ils devaient rembourser ce que les musulmans avaient dépensé pour leurs femmes , Dieu fit la révélation suivante : { Si quelqu'une vous échappe d'entre vos épouses (pour passer) aux mécréants , et que vous ayez établi un tour de compensation compensation « Compensation » : entre les indemnités dues de part et d›autre , et dont bavance était , du côté musulman , faite sur le produit du butin . . . . } sourate 60 , verset 11 . Le mot 'agab signifie ce que les musulmans remboursaient pour celles de leurs femmes qui avaient quitté les mécréants . Dieu ordonna de donner à celui des musulmans dont la femme fuirait vers les mécréants une partie de la dot égale à celle attribuée aux femmes des mécréants qui s'étaient enfuies chez les musulmans . Je ne sache pas qu'aucune des femmes réfugiées ait renié sa foi . « Nous avons appris également qu'Abû Basir Ibn Asid ath-Thaqafi , s'enfuit et vint (à Médine) en tant que croyant et vint trouver le Prophète (ﷺ) à cette époque . Al-Akhnas Ibn Shariq écrivit au Prophète (ﷺ) pour lui réclamer Abû Basir . » Le rapporteur mentionne ensuite le hadith .